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L'absence

avril 26, 2010

Ce n'est pas sa mort qui me fait de la peine, c'est de ne plus voir [ lui ] qui danse. »

L'été est en route et les concerts de notre ville aussi. Mais Il n'est plus là pour danser avec moi, sa maman et nos amies...

Comments (2) | Permalink | 9:01 PM


A Charlene Fried,

mars 13, 2009

Charlène Fried est l’incarnation de l’AMOUR. Son cœur est amoureux. Charlène se passionne pour ses élèves, ses étudiants, ses classes, et sa profession. Quand elle entre dans la salle de classe, elle apporte avec soi, l’amour, la vie, la joie, le sourire, l’énergie, et l’espoir. Tout d’un coup, tu oublies combien tu étais fatiguée ce jour-là. Émotionnelle et passionnée, Charlène raconte l’histoire des années d’amour et de passion qu’elle a vécu dans le monde d’enseignement. Tu l’écoutes de tout ton cœur et la regardes tout émue. Elle te comble de passion, joie, amour et espoir.

Charlène Fried est exceptionnelle, introuvable, unique. Elle croit en son but. Son cœur est aussi vaste qu’un océan. Si tu la regardes droit dans les yeux verts, une gentillesse « en soie » et une sincérité unique te sourirent et te saluent. Les yeux verts, illuminés, et radieux de Charlène Fried te caressent tendrement, doucement, profondément. Sa voix tendre te rappelle le printemps et son beau sourire évoque la chaleur d’un été d’adolescence.

Charlène Fried est la plus attentionnée et charismatique enseignante que j’ai jamais connue. Un excellent modèle du professeur dont tu rêves de devenir. Tu soupires et tu te dis : « est-ce possible qu’un jour… ? »

Comments (25) | Permalink | 11:07 AM


Je fais un rêve…(I have a dream...)

novembre 5, 2008

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que, un jour, l’Etat du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots « interposition » et « nullification », un jour, justement en Alabama, les petits garçons et les petites filles noirs, les petits garçons et les petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs.

Je fais aujourd’hui un rêve !

I have a dream today !

Martin Luther King

(28 août 1963; Marche sur Washington )

Comments (19) | Permalink | 5:54 PM


Aimé Césaire

avril 17, 2008

J’ai lu la nouvelle ce matin. Dans un journal iranien en ligne. J’ai répété deux, trois, ou peut-être quatre fois son nom : Aimé Césaire ! Aimé Césaire ! Aimé Césaire ! Tout d’un coup, je me suis retrouvée dans la classe de Mme Moussavi à Téhéran il y a quinze ans. Le nom d’Aimé Césaire m’a emmené des milliers de kilomètres loin d’ici. Comme Proust et les fameuses petite-madeleines…

J’ai 19 ans, étudiante à l’université, en deuxième année de la langue et littérature françaises. Mme Moussavi nous récite les poèmes de Césaire et on n’écoute pas. On ne l’entend pas. Elle insiste, elle récite, beaucoup d’émotions dans sa voix :

« l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot »1

Mais nous, la tête en l’air, nous ne voulons pas entendre. On ne regarde que la montre et se demande pourquoi ces petites aiguilles ne s’avancent pas. Enfin, c’est l’heure de sortir. Je ne garde que le souvenir d’un nom dans la tête. Un nom que je trouve beau et mystérieux : Aimé Césaire !

Les années s’écoulent… Je ne suis plus l’étudiante en deuxième année. Le monde a changé. Ma vie a changé. J’ai changé. Oh, J’ai changé tellement que parfois je ne me connais même pas. Je vais quitter mon pays, mes proches, mes amis. Je vais tout quitter. Le temps passe trop vite et je me sens délaissée dans ce monde, dans ce parcours, ce voyage dont je ne connais pas la fin. Je dois partir. Je ne peux pas perdre un instant… Et ce soir-là, la veille du départ, je dis Au revoir à mes livres, mes notes, mes cahiers, mes polycopies… Je les touche. Je leur parle. Je les sens. Les yeux humides…

C’est à ce moment d’adieu qu’un papier glisse et tombe par terre. Je le ramasse. Je reconnais le nom de ma prof, en dessus, à gauche du papier. Mes yeux cherchent un autre nom dont je ne me souviens plus. Un nom à la fois près et loin. Je suis sûre que je l’ai gardé quelque part dans la mémoire. Et soudain, je vois ces lettres qui défilent, main dans la main, sous mes yeux :

« Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Je viendrais à ce pays et je lui dirais: ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »2

Je les récite à haute-voix, encore et encore… je me rappelle bien le poète. Aimé Césaire ! Son nom est caché en dessous, à droite du papier. Je l’emmène avec moi. Il m’accompagnera dans ce voyage dont j’ignore la fin….

Ce matin printanier californien, j’ai lu la nouvelle de son départ à jamais. Le soleil est généreux et je ne peux pas fredonner :
« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville… »3

J’ai envie de fermer les yeux. J’ai envie d’oublier cette nouvelle. Impossible…

Si seulement je pouvais avoir 19 ans à nouveau…

1- Aimé Césaire. Cahier d'un retour au pays natal
2- Aimé Césaire. Cahier d'un retour au pays natal.
3- Paul Verlaine

Permalink | 1:19 PM


Moi et la jeune fille à la cafétéria

avril 9, 2008

On se dit bonjour, le sourire aux lèvres.

Je la regarde droit dans les yeux. Pas besoin de parler. Nos yeux et nos sourires réciproques se parlent déjà dans un silence qui dure moins d’une seconde. Elle sait bien ce que j’ai envie de boire. Elle le lit dans mes yeux peut-être. Elle étend inconsciemment la main vers les verres en papier. Tout d’un coup, elle s’arrête. Mais? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
Elle se tourne la tête vers moi. Seulement la tête. Pas un autre geste de plus. « which size ? small as usual ? » demande-t-elle.

Je hoche la tête pour dire NON : « Medium. I wanna medium today. »

Et là, quelques secondes plus tard, j’ai le paradis entre les mains. Ce café ! Oh mon Dieu ! Ça sent le paradis ! « Hawaiian hazelnut coffee ». Je mets du lait dans mon café « à moi » et je le sens de nouveau. J’ai hâte de le goûter. Je le fais sur le champ. Frissons… plaisir… extase…

Je réfléchis… c’est bien moi ? Moi qui n’étais qu’amoureuse des tisanes merveilleuses de Volup’Thé *? Je redécouverts mon amour perdu dans ce café. Mais qu’est-ce qu’il a dedans ? Quel est son secret caché ? Je n’arrive pas à le savoir. Tant pis ! Je ferme les yeux. Je reprends une gorgée. Je me lâche, m’abandonne dans le plaisir…

Encore une gorgée de café.

Elle me regarde toujours, souriante et curieuse. Je lui rends son sourire. Elle le sait, elle aussi. Elle sait que je suis amoureuse. Amoureuse du goût de ce café. Ce café qui a l’odeur d’un paradis terrestre.

La jeune fille brune à la cafétéria sait bien mon secret…

On se dit à très bientôt, le sourire aux lèvres…

*Le nom d'un salon de thé, rue Bersot à Besançon.

Comments (104) | Permalink | 11:40 AM


Encore une fois, Norouz est arrivé!

mars 20, 2008

Encore une fois, Norouz est arrivé. Mystérieux et magique, apporte la fraicheur et la joie du printemps. Oh! Quel est beau ce printemps! Ce printemps plein de verdure, fleurs, parfums et couleurs…
Combien j’ai envie de les tous prendre dans mes bras et de caresser toutes ces beautés magiques…
Que ce printemps nous apporte la paix, la joie et la liberté…
Joyeux Norouz et Bonne année iranienne 1387!

Pour savoir plus à propos de Norouz, cliquez sur ce lien.


Comments (105) | Permalink | 10:01 AM


Monsieur le Bon Dieu!

octobre 23, 2007

Ils sont loin ces jours-là où j'ai entendu pour la première fois dans ma vie cet horrible bruit... J'ai eu 6 ans ou peut-être 7...
Ma maman a lu à haute voix le titre du journal de l'après midi: Iraq a envahi le sud de l'Iran... Et c'est ainsi que la grande guerre a éclaté...8 années de guerre...

Ce bruit inoubliable! Qu'est-ce que c'était? Le bruit des bombs, des avions, des mitraillettes, des cris, des morts, des larmes...

Je ne peux jamais oublier ces sinistres jours-là... et maintenant après des années, on parle de la possibilité d'une autre guerre qui ne sera plus comme l'autre...

J'ai envie de fermer les yeux et de me couvrir les oreilles avec les deux mains, très fort, très fort... J'ai envie de faire la sourde oreille... Pour qu'elles n'entendent rien...

Monsieur le Bon Dieu! Si tu es toujours là, si tu m'entends, si tu existes fais enfin quelque chose!!!!!

Comments (16) | Permalink | 10:12 AM